Alexandra Kollontaï féminisme, amour & liberté

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Le 23 février 1917, ce sont les femmes qui, protestant contre une pénurie de nourriture au cours d’une manifestation à Petrograd, seront à l’origine de ce qui est considéré comme le premier jour de la Révolution russe. Cette grève des ouvrières, rejointes ensuite par les travailleurs qui réclament la fin de la guerre et le retour des soldats, du pain et de la liberté, aboutira finalement à la chute du Tsar Nicolas II. Les femmes, travailleuses, mères, militantes ont été partie prenante de la Révolution qui créera les conditions pour leur libération sociale et leur indépendance, et permettra une avancée considérable dans la lutte pour leurs droits – même si cette avancée restera cependant malaisée, précaire, épuisante. C’est dans ce contexte qu’Alexandra Kollontaï œuvrera inlassablement à l’établissement du nouveau statut des femmes en URSS. Membre du premier gouvernement de Lénine, elle demeure une des figures bolchéviques les plus ardentes, bien que, paradoxalement, elle demeure assez méconnue. Son apport théorique et pratique à la lutte pour le socialisme et surtout pour l’émancipation des femmes donne à méditer.

Il y a quelques semaines encore, j’ignorais jusqu’à son existence. Son nom s’est présenté comme une apparition au gré d’une lecture : « féministe et révolutionnaire russe », « figure bolchévique des plus populaires ». Intriguée, je fouille, je fraie dans les écrits, je récolte, les yeux écarquillés, toute pantoise devant cette vie de rébellion dont même mes copines féministes ne savent rien. L’urgence s’impose alors de faire entrer en résonance cette voix-là.

Les paroles et les actes rapportés dans certaines biographies lui étant consacrées frisent parfois la fantaisie. On y trouve de nombreuses approximations, ou tout simplement des erreurs. Réprouvée par les uns, louangée par les autres, victime de préjugés sexistes, de clichés sur sa beauté et sur sa grâce, on fait allusion à une « femme bouillante et émotive, encline à s’énamourer des jeunes gens et des idées utopiques » 1. On dit aussi qu’elle est « poussée plus par le sentiment que par l’analyse », qu’elle fait preuve d’un romantisme exacerbé 2.

On l’appelle la Scandaleuse, l’Immorale. Trop indépendante d’esprit pour certains, elle suscite des haussements d’épaules irrités de la part de ses collègues masculins qui ne voient pas la nécessité d’une lutte spécifique pour le genre féminin. Retiendrons-nous seulement, comme à l’époque, les surnoms ironiques pas vraiment drôles de la Walkyrie de la Révolution, la Kollontaïette ou la Belle Révoltée, comme on l’appelait stupidement dans la presse ?

Découvrir la vie et le parcours d’Alexandra Kollontaï, c’est comme ouvrir des poupées russes. Je les désemboîte et vais de surprises en surprises. Plus je lis, plus je sens en moi une forme d’agitation et d’enthousiasme.

Rebelle contre l’ordre établi, théoricienne de la « femme nouvelle », acharnée dans la lutte, elle laisse une œuvre d’une grande variété et d’une grande richesse. L’ensemble de ses textes constitue une réflexion bouillonnante sur la révolution et le féminisme, mais c’est sur sa conception totalement inédite de la morale sexuelle – qui n’a jamais été partagée par les dirigeants bolchéviques –, sur la liberté et l’amour, qu’elle s’exprimera avec la plus grande originalité. Je ne peux m’empêcher d’être fascinée par la modernité de son analyse et admirative face à son combat et son courage politique.

Chaque cuisinière doit apprendre à diriger L’État !

Kollontaï insiste sur la nécessité d’une révolution humaine psychologique, ancrée dès le début dans le processus révolutionnaire général, qui concourrait à la libération des femmes. L’édification du communisme doit être aussi leur œuvre à travers leur participation aux grèves, aux luttes et aux actions, aux manifestations, aux insurrections et aux révoltes à main armée. Convaincre de leur apport révolutionnaire, les intégrer aux mouvements sociaux émancipateurs, détruire les absolutismes séculaires, ne plus les enfermer dans des normes ou dans des modèles, faire basculer la société tout entière, voilà ce pour quoi elle bataille avec flamboyance.

Il s’agit de transformer les fondements socio-économiques sur lesquels l’exploitation réside : l’oppression est intimement liée à la société de classes et ne peut être éradiquée que par l’abolition de la propriété privée et par l’intégration des femmes dans la production. Elles acquerront de cette manière la puissance sociale qui entraînera leur accession à l’égalité en cessant d’être « des esclaves salariées au service du capital », en étant reconnues comme une « force de travail socialement utile » à la production.

Elle convoque en moi le souvenir de ces femmes qui m’ont toujours fascinée. Je me revois adolescente, rêvant de changer le cours de l’Histoire ou du moins, de le marquer à jamais. J’élucubrais, je m’imaginais révolutionnaire intrépide, héroïne de la désobéissance civile ou de la résistance, guerrière célèbre pour mon aptitude au combat ou encore exploratrice infatigable voire reporter de guerre. Je me représentais luttant avec opiniâtreté, bravant les dangers, bousculant les codes, posant des actes héroïques. Et là, je me sens gagnée par une sorte de fièvre révolutionnaire.

Combien de fois n’ai-je pas rêvé moi aussi à la naissance de ce qu’elle nomme la « femme nouvelle », celle qui ne serait plus une ombre de l’homme, une citoyenne de second ordre, un accessoire, mais bien une héroïne contemporaine, pénétrée d’indépendance et de liberté, avec des exigences propres, celle qui cesserait d’être une esclave !

Pour briser le joug domestique, il faut créer les conditions matérielles qui donneraient aux femmes un accès réel à tous les domaines de la vie politique, économique et culturelle. Ou bien la révolution gagnera la masse des femmes, ou bien ce sera la contre-révolution qui les aura ! Il faut les libérer des contraintes de l’institution de la famille en transférant les obligations familiales à l’État et à la société : la maternité doit être reconnue comme une fonction sociale, et l’État doit aussi collectiviser les tâches ménagères ! Le partage de la fameuse charge mentale, ça vous dit quelque chose ? Voilà qui fait certainement écho en chacune en tout cas, aujourd’hui encore.

Toutes les actions de mobilisation des femmes vont s’institutionnaliser de manière progressive pour aboutir à la création, par Alexandra Kollontaï et Inessa Armand, du Zhenotdel, qui est l’équivalent du Ministère chargé des affaires féminines. Il avait différentes antennes essaimées sur tout le territoire soviétique, visant à organiser la propagande auprès des femmes et à faire leur éducation politique. Cela devait constituer une forme d’entraînement à la Révolution pour qu’elles puissent trouver leur place dans une société régénérée. C’était un vaste programme, une montagne à escalader. Il y avait de quoi se sentir découragée par ce vide sidéral à combler.

Le principe de base de cette « action » était l’« agitation et la propagande par le fait ». Il avait pour but d’affranchir l’esprit jusque là enchaîné de la femme : « Agitation par le fait veut dire avant tout action pour éveiller l’initiative de l’ouvrière, détruire son manque de confiance en ses propres forces en l’entraînant au travail pratique dans le domaine de l’organisation et de la lutte, pour lui apprendre à comprendre par la réalité que toute conquête du parti communiste, toute l’action contre l’exploitation capitaliste, est un progrès soulageant la situation de la femme (…) Propagande de l’idée communiste par le fait consiste, dans la Russie des Soviets, à faire entrer l’ouvrière, la paysanne, la ménagère dans toutes les organisations soviétiques, en commençant par l’armée et la milice et en finissant par toutes les institutions visant à l’affranchissement de la femme ». 3

Dans la pratique, cela se traduisait par l’organisation de soirées de discussion, de réunions, de lectures par les sections qui fournissaient, entre autres, une littérature simple et accessible. Les sections s’appuyaient sur des femmes communistes désignées pour mener l’agitation par la parole dans les quartiers, en plus des entreprises et des ateliers. Elles pouvaient également se rendre directement dans les foyers dans le but d’« approfondir la conscience ». Du porte-à-porte, en quelque sorte.

La nouvelle morale sexuelle contre la propriété privée

Les formes que l’amour devait prendre dans la culture prolétarienne est un autre point qui interpelle. L’amour bourgeois n’est qu’une affaire privée soumise à des normes morales devant servir des intérêts de classe : accumuler le capital. Il est basé sur la possessivité et l’esclavage de la femme. Il est indéniable que l’instinct de propriété ne peut en aucun cas être la base des rapports humains et constituer un idéal. L’individualisme et la compétitivité non plus.

C’est à travers le processus révolutionnaire que doivent se façonner de nouvelles relations entre les sexes. Cela passe par une rééducation psychologique de la société. Cet autre type de relations entre les individus doit se traduire par un point fondamental : la multiplicité de l’amour qui permettra de se soustraire à la « captivité amoureuse ». Voilà qui m’emmène encore une fois dans un va-et-vient de questionnements. L’amour libre comme utopie. L’amour qui ne serait plus facteur de cataclysmes, d’affolements ou de tourments, qui ne serait pas contraignant et oppressif. Ça fait resurgir des choses enfouies. Évidemment, l’amour est multiforme, inquantifiable et infini. Remplacer l’idéal de l’amour conjugal ou le couple par l’amour-solidarité fait d’aspirations collectives et d’appuis mutuels qui lieront hommes et femmes entre eux peut faire rêver. Remettre tout en question est quelque peu inconfortable. En bref, il faut pour cela accepter de partager et d’éliminer le sentiment de propriété : « Si dans les rapports d’amour s’atténue l’aveugle, l’exigeant, l’absorbant sentiment passionnel, si celui de propriété disparaît, ainsi que le désir égoïste de s’attacher pour toujours l’être aimé, s’il y disparaît enfin la fatuité de l’homme et la renonciation criminelle à son « moi » de la part de la femme, par contre, d’autres éléments précieux de l’amour se développeront. Le respect de la personnalité d’autrui grandira, l’art de compter avec les droits des autres se perfectionnera, la sensibilité réciproque grandira et se développera en même temps la tendance à manifester l’amour non seulement en baisers et embrassades, mais aussi dans l’unité d’action et de volonté dans la création commune ». 4

L’idéologie prolétarienne reposant sur la notion de solidarité doit donc être capable de développer la « capacité potentielle d’amour » à un niveau très élevé, de multiplier les « sensations sympathiques », cette faculté de chacun d’éprouver de la sensibilité, de l’empathie, de la délicatesse, de la tendresse pour autrui, d’éprouver une forme de sentiment profond pour l’humanité. Il y a aussi cette idée que l’amour peut être un facteur dont la collectivité tire profit.

Pour Kollontaï, l’idéologie de la classe ouvrière ne fixe aucune limite formelle à l’amour. Elle appelle l’« Éros aux ailes déployées » ce sentiment, cet élan porté vers le plus grand nombre – les membres de la collectivité – et non vers un « élu » ou une « élue ». Elle précise : « Les nuances et les sentiments qui prédominent dans l’« Éros aux ailes déployées » sont indifférents au prolétariat : que ce soient les tendres tons de la complexion amoureuse ou les chaudes couleurs de la passion, ou la communauté et l’harmonie d’esprit. Une seule chose importe : c’est que dans toutes ces nuances et manifestations d’amour il existe des éléments psychiques qui développent le sentiment de camaraderie ».

Le grand amour reste donc un leurre et n’est aucunement l’essence de la vie ; l’union des sexes doit être fondée « sur l’attirance sexuelle saine, libre et naturelle ». Cet amour-camaraderie, cet amour-jeu, cette amitié érotique ou encore monogamie successive, basé avant tout sur le plaisir et le respect de l’autre, de ses besoins, sans possessivité, sans volonté de le dominer, sans subordination, est pour elle l’unique moyen pour l’accession au bonheur de l’humanité.

Lénine crie à la décadence. Et moi, je me questionne encore : et si nous émettions l’hypothèse que nous pourrions réélaborer notre vision du monde ? Si nous faisions voler nos certitudes en éclats ? Si nous les neutralisions à coups de boutoir ?

Tabula rasa

La Révolution a très vite trahi les femmes. Ce que les Bolcheviks ont considéré comme des élucubrations a été balayé et la mémoire de cette lutte spécifique a lentement glissé dans d’insondables abîmes pour finalement se perdre. À bien y réfléchir, la parenthèse fut brève et n’a probablement été qu’une illusion de l’égalité. Je me sens tout à coup comme Sisyphe poussant son rocher, écrasée sous le poids de ce qu’il reste à faire. L’impression de n’avoir récolté que des miettes alors que les bases semblaient jetées. « L’égalité dans la loi, n’est pas l’égalité dans la vie » pouvait-on entendre. Aujourd’hui encore, nous semblons tous réduits à un sexe et à un corps.

Me restent aussi de nombreuses interrogations : pourquoi donc l’Histoire et la pensée contemporaine l’ont-elle jetée aux oubliettes ? Est-ce la dissidence qui a mené à son éviction ? Ou son éloignement s’inscrit-il aussi dans le refus de sa politique concernant les femmes et la famille ? Il y a là beaucoup à défricher.

Ses questionnements et ses apports constituaient une réflexion d’un type nouveau. Tous ces acquis avaient quelque chose d’impressionnant pour l’époque. Rappelons en passant que le Manifeste des 343 n’a été signé que cinquante ans plus tard, que le droit de vote des femmes apparaît en 1948 en Belgique ou que la première femme ministre y est nommée en 1965.

Lénine disait : « Chaque cuisinière doit apprendre à diriger l’État » mais nous serions en droit de nous demander si la question des femmes était vraiment essentielle à ses yeux, ou s’il l’a encouragée uniquement avec le dessein de faire converger toutes les forces populaires pour consolider le pouvoir des Soviet tout frais.

Tout sera définitivement enterré avec le stalinisme et ses contre-réformes, recul idéologique et moral considérable, avec le retour au modèle familial traditionnel et la restauration de la famille bourgeoise. Les femmes se verront à nouveau confinées à leur rôle domestique.

En 1936, le nouveau code de la famille, qui criminalisera l’avortement, est commenté comme suit dans l’éditorial de la Pravda : « Une femme sans enfant mérite notre pitié parce qu’elle ne connaît pas la véritable joie de vivre. Nos femmes soviétiques, florissantes citoyennes du pays le plus libre du monde, connaissent la bénédiction de la maternité. Nous devons sauvegarder notre famille et élever et entraîner des sains héros soviétiques ».

Quel abîme !

La Russie pouvait pourtant s’enorgueillir d’avoir ouvert la voie à des perspectives nouvelles. Je ne peux me retenir d’esquisser une grimace. Aujourd’hui, la Douma russe a enlevé aux femmes tout mécanisme de protection en décriminalisant les violences domestiques, prétextant éviter ainsi la destruction de la famille. La présence de l’église orthodoxe et d’activistes ultra- conservateurs prêchant un retour aux valeurs traditionnelles est écrasante. L’horizon demeure bien brumeux. Les femmes restent les prolétaires de la société ; leur avenir, morne, incertain, inachevé.

Pourquoi la lutte – qui devrait être consensuelle – contre le sexisme divise-t-elle encore tellement ? L’égalité entre les sexes semble devenue un principe largement partagé, certes, mais encore extrêmement friable. Nous restons enfermé.e.s dans un système monolithique, rigide, parfois impénétrable. Malgré l’émergence de nombreux mouvements sociaux féministes, on peine, on s’esquinte.

Je me dis qu’il y a là la nécessité impérieuse d’interroger et de déconstruire, de fracturer les modèles imposés dans une dynamique de renouvellement pour enfin repenser le monde, nous réinventer, transfigurer le paysage autour de valeurs universelles.

Continuerons-nous à battre en retraite ? Reste, à nous, à défaire les sacs de nœuds.

Alexandra Kollontaï

Fille de général, Alexandra Domontovitch, Choura pour les intimes, naît en 1872 à St-Pétersbourg. Elle grandit dans une famille de la noblesse terrienne, famille aux moeurs patriarcales qui ne l’envoie pas au lycée de peur que de mauvaises fréquentations ne l’abîment. Passionnée par les idées nouvelles, elle s’oppose très tôt aux normes sociales de l’époque en refusant un mariage arrangé et rompt avec les convenances économiques. Elle épouse plus tard un homme qu’elle choisit, l’ingénieur Kollontaï, dont elle garde le nom et avec qui elle a un fils.

Au bout de trois ans, lassée de la vie de couple, elle part à travers l’Europe, emmenant son fils avec elle. C’est à ce moment que ses convictions commencent à se dessiner. Elle étudie l’économie politique à Zurich et se lie d’amitié avec Rosa Luxembourg, Lafargue, Lénine. Elle part ensuite en Angleterre étudier le mouvement ouvrier et, une fois rentrée en Russie, elle rédige des appels pour un journal clandestin, fréquente les militants d’organisations ouvrières, se consacre à des travaux littéraires et scientifiques, réalise des enquêtes économiques sur la situation des ouvriers, participe à des activités clandestines.

À partir de 1906, elle croit à la nécessité au sein du parti d’une commission spéciale pour les femmes, et pose les bases d’une organisation de femmes ouvrières. Inculpée dans deux procès, elle quitte la Russie en 1908. Elle vivra en « émigration politique » jusqu’en 1917.

À son retour, le gouvernement des Soviets formé, Alexandra Kollontaï est nommée Commissaire du peuple aux affaires sociales. Elle est la première femme de l’histoire désignée à un poste de ministre. Cela lui permet de mettre en place une des législations sociales les plus avancées au monde : un statut d’égalité entre homme et femme, la transformation radicale du droit conjugal – avec notamment l’égalité dans le mariage, le divorce par consentement mutuel, le droit à la contraception et à l’avortement, l’accès à tous les emplois dans les services de l’État, un salaire égal pour un travail identique, l’interdiction de licencier des femmes enceintes…

En 1918, elle conçoit un programme d’assurance maternité et de protection de l’enfance qui instaure un congé de huit semaines à plein salaire, des pauses pour l’allaitement et des salles de repos dans les usines, la gratuité des soins pré- et postnataux et des allocations en espèces. Ce programme prévoit en outre la création d’un grand nombre de crèches. Tout cela constitue pour elle une obligation sociale de la Révolution.

A partir de 1920, elle est responsable du secteur féminin du parti pour l’organisation des ouvrières. Ensuite, elle fonde avec Alexandre Chliapnikov l’Opposition ouvrière, un courant du parti bolchévique qui dénonce la bureaucratie au sein des organisations et à tous les échelons de l’État. Elle défend le syndicat qui est, selon elle, la véritable organisation de masse des travailleurs. Mais cela ne plaît pas au Parti; le droit de fraction est supprimé et l’Opposition ouvrière, dissoute. Elle est écartée du Comité central et gentiment éloignée de la vie politique russe. On l’envoie en Scandinavie où elle sera la première femme ambassadrice.

Elle réalisera ensuite plusieurs missions diplomatiques : ambassadrice et « représentante commerciale » au Mexique entre 1926 et 1927, puis en Norvège et en Suède.

Elle jouera un rôle important, notamment en menant des négociations pour la paix entre l’URSS et la Finlande. On proposera d’ailleurs sa candidature pour le Prix Nobel de la paix en 1946.

En mars 1945, elle renonce à toutes ses fonctions. Elle décède en 1952 à Moscou.

Notes:

  1.  Orlando Figes, La Révolution russe 1891-1924, la tragédie d’un peuple
  2.  Jean-Jacques Marie, Cahiers du mouvement ouvrier n°52, quatrième trimestre 2011
  3.  Apport d’Alexandra Kollontaï, Thèses pour la propagande parmi les femmes au IIIè Congrès de l’Internationale communiste, juin 1921
  4.  Alexandra Kollontaï, Place à L’Éros ailé

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