[Les Diogènes] La vie s’écoule, la vie s’enfuit

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Auteur, compositeur et interprète, Fanchon Daemers a choisi la voie de la sincérité. Sa voix voyage dans des mondes changeants qui se croisent et dialoguent, par des variations de registres vocaux surprenants. Outre des compositions personnelles, elle chante  la poésie comme force de découverte, de communication et de révolte. Dans le Tonneau de Diogène, le 29 janvier, ce sont des chants de résistance qu’elle a choisi d’interpréter : Georges Moustaki, Raoul Vaneigem, Jules Jouy, ainsi qu’une composition pâtissière d’André Stas sur l’air de l’Internationale, en prélude à l’intervention de Noël Godin.

La vie s’écoule, la vie s’enfuit
Les jours défilent au pas de l’ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies

Le travail tue, le travail paie
Le temps s’achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l’amour d’aimer
Sont le reflet d’un monde d’objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés

Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n’a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence

Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête

Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d’État
Pour profiter de nos combats.

Paroles de Raoul Vaneigem
Musique de Francis Lemonnier

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