Chômage, pension, justice, santé?: comment s’y retrouver??

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Il y a 40 ans, Solidarités Nouvelles réalisait des études très poussées sur les problèmes sociaux. Forts de ses arguments, ses responsables sont allés revendiquer plus de moyens auprès des politiciens. Car, à l’époque, on croyait que l’argent pouvait tout résoudre. « Au départ, nous étions deux et l’association était en train de faire faillite. On essayait de comprendre le mécanisme de l’exclusion sociale », témoigne Etienne De Smet, secrétaire général. « Nous avons découvert que l’exclusion naît souvent d’une méconnaissance des droits, des moyens de les faire valoir et du cheminement qu’il faut suivre pour les obtenir. »

Ce n’est qu’au début des années 80 que l’association débute ses permanences. « En fait, ce sont des chômeurs qui nous disaient : « Vous faites des études sur la réglementation du chômage, mais pour nous que faites-vous ? » Depuis, leurs services s’adressent à tous, sans restriction. Pourvu qu’on ait un support écrit, chacun peut soumettre son problème, que ce soit par courriel, par téléphone ou par fax. L’association a même étendu le champ des matières traitées à toute la sécurité sociale. « En plus des permanences, nous organisons des tables rondes entre professionnels de terrain et personnes nécessiteuses sur un thème social bien particulier », ajoute Etienne De Smet. Aider les gens en donnant des conseils, c’est bien, mais toujours efficace : encore faut-il qu’ils accomplissent la démarche recommandée ; ce qui n’est pas évident « Dans les questions de problèmes locatifs, on a remarqué que les gens n’osaient pas se rendre au Palais de justice pour défendre leurs droits», ajoute Marie-Louise Verspecht, secrétaire générale adjointe. « Alors on a développé un service d’accompagnement en justice.»

Sans faire de publicité, Solidarités Nouvelles traite plus de 10.000 demandes par an. « C’est surtout par le bouche-à-oreille que les gens débarquent chez nous. En fait, nous faisons assez peu de publicité », explique Etienne De Smet. « Nous ne sommes quand même qu’une quinzaine à répondre aux questions et tout est gratuit ! Or, celles-ci sont de plus en plus nombreuses et complexes. » Les permanents sont déjà à la limite de leurs possibilités. Et vu la complexité de certains dossiers, les différents services doivent souvent se mettre ensemble pour résoudre un problème. « Il y a une insécurité sociale qui est croissante. Les personnes mises à l’écart se multiplient. Pour assurer un suivi de qualité, nous sommes obligés d’être fermés au public. » La société fonctionne mal. Alors, Solidarités Nouvelles travaille à un rapport plus chaleureux entre administrés et administration. Beau programme !

Solidarités Nouvelles, 4 rue de la Porte Rouge, 1000 Bruxelles. 02-512.76.68. snbru@coditel.net

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